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Qu'est ce que la bourse ? / Le Palais de la Bourse

Le Palais de la Bourse

Le Palais de la Bourse a été, pendant 140 ans, au cœur de l’activité financière du pays. Il a récemment été déserté par ses derniers occupants. Avant qu’il ne soit affecté à un autre usage, il fallait rappeler son passé. C’est-à-dire raconter l’histoire de la Bourse, lieu de financement des entreprises et, par là, lieu de progrès. Il était également important d’expliquer ce qu’est la Bourse et de redorer quelque peu son blason. Aller au-delà des chiffres et de sa réputation trop souvent sulfureuse, entretenue par méconnaissance. Behind the Numbers, l’exposition qui rend la Bourse accessible à tous…

La Bourse de Bruxelles

Le Palais de la Bourse

En 1865, l’architecte Léon Suys propose un projet visant à assainir le centre de la ville notamment par la construction d’un voûtement au-dessus de la Senne reliant le boulevard du Midi au boulevard d’Anvers. La construction d’un grand bâtiment destiné tant à la Bourse de Commerce qu’aux Halles Centrales est prévu dans ce plan d’ensemble afin de relancer les activités économiques à Bruxelles. Séduite, l’autorité communale charge Léon Suys de dresser le plan d’un tel édifice. La convention est signée en février 1868 et le 15 juin de la même année, les plans sont approuvés par le Collège.

Le bâtiment s’élève sur l’emplacement du Couvent des Récollets, qui remonte par ses origines au treizième siècle et dont les ruines sont conservées dans un musée souterrain, situé rue de la Bourse. La construction du bâtiment débute en octobre 1869. L’inauguration anticipée a lieu le 27 décembre 1873 et est célébrée par un grand bal auquel assistent le Roi Léopold II et la Reine Marie-Henriette. Les travaux se poursuivent ensuite encore pendant quelques mois, de telle sorte que les premières activités boursières n’ont pu avoir lieu qu’au cours du deuxième trimestre de 1874.

Les sculpteurs

La façade principale du Palais de la Bourse se compose d’un péristyle. Huit colonnes corinthiennes soutiennent un vaste entablement orné d’une guirlande de fleurs et de fruits, symbole de l’Abondance. Sur cet entablement repose le fronton triangulaire dans lequel est sculptée la Belgique, entourée de deux génies symbolisant le Commerce et l’Industrie.

Ces sculptures sont l’œuvre de Jean-Joseph Jacquet. Il est aussi l’auteur du modèle des deux lions, de part et d’autre de l’escalier qui mène au péristyle.
Ces deux énormes lions, un avec la tête levée, l’autre avec le dos courbé, surveillent l’escalier majestueux de la façade principale. Le premier symbolise la « hausse », le deuxième la « baisse », soit les deux tendances du marché des titres. C’est donc la version belge des célèbres « bears & bulls ».

La Bourse de Bruxelles

Son frère, Jacques Jacquet réalise le modèle des trois groupes à placer au-dessus du fronton. Le groupe du centre avec ses 3 figures représente la Liberté du Commerce et les deux autres, le Transport par terre et le Transport par eau.

Trois portes donnent accès à l’édifice. Au-dessus de la porte du milieu, encerclant l’horloge, deux figures ailées représentent le Bien et le Mal, elles sont l’œuvre de Victor De Haen.

Albert-Ernest Carrier-Belleuse, un artiste français notoire, possédait un atelier à Bruxelles, mis à sa disposition par l’architecte Suys. Il y réalisera notamment l’importante frise qui orne la Bourse. Il est aussi l’auteur de la frise au-dessus des fenêtres du rez-de-chaussée et des deux groupes composés de génies couchés ornant deux fenêtres à fronton courbe des façades latérales : la Prudence et la Vigilance ainsi que la Jurisprudence commerciale et l’Ordre.

Antoine-Joseph van Rasbourgh est l’auteur des 2 groupes, l’Afrique et l’Asie, sur la façade latérale sud et, dans la grande salle à l’intérieur, des 4 caryatides : le Commerce et l’Industrie ainsi que les Arts.

Van Rasbourgh travaille dans l’atelier de Carrier-Belleuse. En 1871, ils sont rejoints par Auguste Rodin. Le célèbre auteur du Penseur, ayant quitté la France après la chute de la commune de Paris, réside quelques années à Bruxelles. C’est pourquoi beaucoup pensent que Rodin a collaboré à la frise de Carrier-Belleuse, mais aucune des pièces d’archives consultées ne confirme cette thèse.

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