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Histoires de Bourses / Quelques repères historiques / Bruxelles, 1807

Bruxelles, 1807

Jusqu’au milieu du XIXe environ, les échanges d’actions ne représentent qu’une petite partie de l’activité des bourses de valeurs, au contraire des obligations et opérations sur les dettes publiques. L’affirmation de la révolution industrielle va petit à petit changer la donne avec le développement de sociétés industrielles. En Belgique, Bruxelles supplante Anvers comme centre financier et commercial et la Bourse de Bruxelles est créée en 1801 par un décret de Napoléon. Mais surtout, en 1807, il légalise l’existence des sociétés anonymes : de quoi attirer enfin davantage de capitaux vers la Bourse et permettre une circulation rapide de l’épargne. Les entreprises industrielles (chemins de fer, charbonnages, sidérurgie, textile) vont saisir cette opportunité pour se développer.

L’inauguration de la Bourse de Bruxelles
L’Europe illustrée. (Bibliothèque royale de Belgique)

Un bouleversement du centre-ville

A partir de 1873, le marché boursier bruxellois se développe très rapidement. Symbole de cette croissance, la construction d’un gigantesque bâtiment destiné à abriter les opérations quotidiennes de quelque 200 agents de change (ils seront 1000 à la fin du siècle !).
Inauguré le 27 décembre, il a été conçu par l’architecte Léon Suys et s’intègre dans le plan d’assainissement du centre-ville.

Pièce commémorative en bronze frappée en 1874Pièce commémorative en bronze frappée en 1874

Pièce commémorative en bronze frappée en 1874 à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Bourse de Bruxelles L171/18.(Bibliothèque royale de Belgique)

Médaille en argent de 1868Médaille en argent de 1868

Médaille en argent de 1868,
présentant le projet de Bourse à Bruxelles
dans l’ensemble des travaux d’assainissement de la Senne Coll. Surmont. K297/01.
(Bibliothèque royale de Belgique)

Bruxelles s’impose

Dans la première moitié du XIXe, près de 200 sociétés anonymes vont être créées en Belgique dans différents secteurs industriels. Elles vont participer au développement économique du pays. Au fur et à mesure que les besoins en capitaux se font plus pressants, la Bourse accompagne ce mouvement, surtout dans la seconde moitié du siècle même si, en 1865 par exemple, les fonds publics représentent encore 90% des valeurs mobilières traitées à Bruxelles !
En 1873, une nouvelle loi facilite encore davantage la création des sociétés anonymes tandis que de nombreux capitaux affluent à Bruxelles suite au conflit franco-allemand de 1870-1871 : en 25 ans, le nombre de valeurs négociées à la Bourse de Bruxelles va être multiplié par 5 pour atteindre environ 1.500 titres à la fin du siècle.

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