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Histoires de Bourses / Quelques repères historiques / Bruxelles, 1989

Bruxelles, 1989

En 1971, Reuters et l’association des courtiers américains créent une bourse à distance : le Nasdaq. N’y sont cotées que de jeunes entreprises actives dans l’électronique et l’informatique. Mais son succès va inciter d’autres bourses à créer des systèmes électroniques. C’est le début de l’informatisation des bourses. A la Bourse de Bruxelles, il faut attendre 1989 pour voir les premières cotations s’inscrire sur des écrans d’ordinateur et non plus à la craie sur des tableaux. Un vrai « big bang » qui va mener à une automatisation toujours plus importante des transactions. Aujourd’hui, des automates permettent de passer des milliers d’ordres en quelques millisecondes.

Quelques clics

Dans les années 1980, les systèmes boursiers se modernisent : les ordinateurs des centres financiers sont reliés entre eux et échangent informations, cours et argent. Le système traditionnel qui a vu, pendant des décennies, vendeurs et acheteurs se rencontrer physiquement autour d’une corbeille, n’a plus lieu d’être et inscrire les cours des actions à la craie sur un grand tableau n’est plus guère utile. Le 24 janvier 1989, le CATS (Computer Aided Trading System) est installé à la Bourse de Bruxelles. Quelques actions seulement y sont cotées (GIB, Solvay et Tractebel). Cette informatisation signe aussi la mort des sociétés d’agent de change. L’automatisation n’est cependant complète que depuis 1996.

CATS

Cravate portée par les agents de change bruxellois fin des années 1980.

Ils avaient effectivement des raisons de haïr le « CATS ».
Suite à l’informatisation des cotations, leur profession va pratiquement disparaître.

Luke Jerram, New York Stock Exchange, 2004-2012

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